November 18, 2019

Tokyo 2020

C’est officiel depuis le Portugal: je suis qualifiée pour représenter la France aux Jeux Olympiques de Tokyo 2020!

Ce sera une grande première pour le surf qui intègre les JO pour la première fois de son histoire. Je suis si fière de faire partie de l’aventure, à la fois sur le plan sportif et sur le plan personnel. Les Jeux sont le rêve de (quasiment) tout sportif et c’est un moment unique pour le sport. Le surf sera médiatisé comme il ne l’a jamais été auparavant et cela ne pourra que faire du bien à la discipline, encore trop méconnue sur le plan sportif. Pour ma part, c’est un rêve qui a pris forme ces dernières années. D’abord avec les rumeurs d’entrée du surf aux Jeux puis avec l’officialisation il y a presque 3 ans. Chaque jour, à chaque session et chaque entrainement, je pense aux Jeux, je rêve des Jeux. Ce n’est pas une obsession non plus, j’ai aussi le WOrld Tour sur lequel je dois me concentrer en priorité, mais c’est simplement un rêve qui se concrétise un peu plus chaque jour.

L’officialisation de ma qualification n’était pas une surprise, mais simplement logique. En effet, les critères de sélection étaient à mon avantage par rapport à d’autres filles car je suis l’unique européenne sur le World Tour. Il fallait que je figure dans le Top 8 nations sur le World Tour: c’est à dire dans les 8 meilleures filles, avec seulement 2 filles par nation. Avec seulement 6 nations représentées sur le Tour (Etats Unis, Australie, Brésil, France, Nouvelle Zélande, Costa Rica) et seulement une fille par nation pour 3 d’entre elles (France, NZ, Costa Rica), ça laissait mathématiquement 8 places sur 9. Evidemment, rien n’était acquis mais statistiquement, Paige Hareb (NZ), Brisa Henessy (CR) et Silvana Lima (Brésil) n’ont jamais été devant moi au classement mondial WCT. Ensuite, le second critère était de participer aux Championnats du Monde ISA en septembre dernier au Japon, sans objectif de résultat. Pour cela, je devais être sélectionnée par ma fédération et logiquement, en tant qu’unique française sur le WCT, ma place était acquise.

Evidemment, cela parait finalement assez simple comme cela mais ma qualification dépend au final de ma place sur le World Tour que je conserve depuis maintenant 6 saisons à force de travail. C’est finalement un processus au long terme  qui me permet d’être sélectionnée aujourd’hui. Ma persévérance et ma ténacité ont payé et elles m’emmèneront à Tokyo, avec en plus une envie infinie de donner le meilleur de moi-même!

Rendez-vous le 24 juillet 2020!